On passe à table

14e Sommets du cinéma d’animation – Montréal 2015 ./* Le repas dominical de Céline Devaux (France, 2015) au Programme en Compétition Internationale 1

En reprise ce vendredi 27 novembre à 21h à la Cinémathèque québécoise (les neuf autres courts qui accompagnent celui-là valent aussi le détour)

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Depuis des mois qu’on rêvait de l’avoir ici, les Sommets du cinéma d’animation l’ont fait venir en première nord-américaine : LE REPAS DOMINICAL de la Française Céline Devaux. Le court est en lice dans le programme Compétition internationale 1, en reprise ce vendredi 27 novembre à 21h à la Cinémathèque québécoise – et dont les neuf autres propositions valent sincèrement le coup d’oeil.

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Quatorze minutes de franc bonheur. Le filon est bon : le repas du dimanche en famille quand t’as la gueule de bois de la veille, pour tout citoyen à peine majeur c’est le passage obligé. Et le calvaire chaque fois, ce qui n’empêche pas la récidive. Jean n’y coupe pas. Jean, la trentaine probablement, Parisien ou pas peu importe. Une job et un appart et une vie et des emmerdes de merde. Et merde, Jean dit “Je suis homosexuel” et chez lui ce n’est même pas grave, on s’est fait à l’idée. Pas de crise, pas de suicide, à peine de la dépression, pas de pauvreté suffisante ni de destin fatidique pour forcer le dérapage. Sauf que d’y penser, ça agite toujours un peu les idées, les préjugés. Juste des remarques à la con, absurdes mais pas volontairement méchantes.
 
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Les Français sont plutôt connus pour : ne pas avoir la langue dans leur poche naturellement, et arroser ça convenablement. Autant dire que le lot de banalités crasses qui se déverse en même temps que la bibine tient le rythme. Tout un débit. “Y’en a un peu plus, j’vous l’met pareil ?” Fantasmes de la mère, alcoolisme du père, frustrations des tantes, on n’est pas sorti de table…
Cru, succulent. On rit, c’est triste, un dimanche typique. Ce petit film criant de vérité a réussi à se faire entendre en séduisant bien des gens depuis sa mise en Compétition Courts-métrages de Cannes 2015. Hurlant dans la tête et la bouche de Jean, nul autre que l’acteur de l’heure, Vincent Macaigne. Ça rajoute de l’authenticité à l’agacement surjoué.
 
Les illustrations, les idées, les enchaînements et les répliques imaginées par Céline Devaux sont tout simplement magiques. La jeune femme n’a même pas trente ans et une modestie plus grosse encore que son talent. Définitivement à suivre. Son Viméo : https://vimeo.com/celinedevaux
(Par Sacrebleu Productions)
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